Équiper nos entrepôts de stations de recharge

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Dans la presse

La Poste a annoncé un plan de 600 M€ pour sortir du gazole d’ici à 2030 (lire l’OT n°3114 page 12) ; 400 M€ seront consacrés à la transition de sa propre flotte PL et à l'accompagnement des transporteurs partenaires. Entretien avec Alexandre Chariot, responsable des achats de transport pour Viapost, filiale flux et réseaux du groupe.

Comment anticipez-vous l'introduction de nouveaux carburants en perspective des exigences des zones à faibles émissions ?

"Le gaz était notre cheval de bataille, notamment pour le transport longue distance, jusqu’à ce qu’il y ait une inflation déraisonnable à partir de l’été 2021. Le biogaz est vertueux mais ne concerne que des véhicules à faible autonomie qui fonctionnent avec du gaz naturel compressé (GNC). Le gaz naturel liquéfié (GNL) permet de parcourir jusqu’à 1500 km mais il n’est pas bio. Nous n’avons pas écarté le gaz mais il a été freiné par la conjoncture."

Vous orientez-vous vers les biocarburants ?

"Nous nous en étions désintéressés au profit du gaz mais ils reviennent dans la course. La vignette Crit'Air 1 attribuée aux camions exclusifs B100 nous amène à nous interroger sur son utilisation. Mais ses contraintes ne sont pas négligeables, car il n’est pas distribué en station-service et son utilisation induit une flotte captive. C’est une solution de court terme dans la transition, avant le camion électrique, à hydrogène ou d’autres énergies."

Le camion électrique nécessite des investissements dans le véhicule mais aussi dans les bornes de recharge. Comment se positionne La Poste par rapport à ses partenaires transporteurs ?

"Le prix du véhicule est presque secondaire dans une prestation de transport. La principale, c’est l’homme, celui qui est au volant Ensuite, c’est le poste carburant. Dans le cas des véhicules électriques, c’est le chargeur qui fera l'investissement. Nous envisageons d’équiper nos entrepôts de stations de recharge. La Poste a déjà investi dans une station d’avitaillement gaz, à Chelles (Seine-et- Marne)."

Le camion électrique est-il trop cher à l'achat ?

"Un camion électrique est trois à quatre fois plus onéreux qu’un véhicule standard mais les aides de l’État neutralisent un tiers du surcoût. Le véhicule va coûter environ 200 000 euros au transporteur, contre 85 000 à 100 000 euros pour un véhicule au gazole. En tant que client, nous envisageons des engagements à plus long terme, pour permettre au transporteur d’amortir le véhicule en quatre à cinq ans, au lieu de trois ans actuellement. Cependant, nous n’avons pas de recul sur le vieillissement des batteries. Logiquement, le poste maintenance est plutôt raisonnable."

Les conducteurs sont-ils prêts à s'adapter au camion électrique ?

"Une conduite du changement va être nécessaire. Les nouvelles générations devraient être séduites par le concept C’est un véhicule qui émet moins d’odeur, de bruit et provoque donc de l’intérêt chez les conducteurs car il offre une autre vision de leur métier. Nous espérons que les nouvelles technologies seront un atout pour recruter les chauffeurs de demain."

Article L'Officiel des Transporteurs n°3114 - 24 juin 2022

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